no way !

Live fast, die young and look good in your grave

Trois petits chats…

Salut mon amour,

     En février c’était ton anniversaire, tu as eu 6ans (Putain 6 ans…). A défaut de pouvoir être avec toi, je t’ai skypé. Ta capacité de concentration avoisinant celle d’un lapin hyperactif t’es rapidement partie jouer avec ta sœur et avant de raccrocher, j’ai dit à ta mère que 6ans plus tôt, j’avais vécu un des plus beaux jours de ma vie.

J’ai menti.

     Vois-tu ma Princesse, il y’a 6 ans j’en avais 15. Mes jeans étaient déchirés, mes bijoux en pâtes fimo et mes Doc Martens empruntées à une amie. J’étais la plus jeune de la famille, le bébé de ma maman, et même si la place était chère payée (j’ai quelques comptes à régler avec ton père et tes tantes), elle était confortable, mais je ne le savais pas encore.
Alors quand ta mère, ma douce et merveilleuse belle-sœur, m’a appelée pour me demander si j’avais envie d’avoir un neveu ou une nièce, j’ai crié et pleuré un peu. De joie. Sur le papier c’était canon: j’étais la première de mes amies à être tante et puis c’était l’occas’ de faire la fête, de se retrouver tous, autour d’une petite chose qui devait pas être bien encombrante.  Alors j’étais contente, même si j’avais jamais vraiment bien compris ce que les gens trouvaient aux bébés qui, soyons honnêtes, ne sont ni très beaux, ni très drôles.

     Avec mes 15 piges, arriva ce qu’il devait arriver, tu te doutes bien : mon premier love. Le vrai. Celui qui te donne l’impression que tu sais tout, que t’as tout vécu, que t’es invincible. Celui qui commence par les discussions msn et qui se termine par une claque « pour faire comme dans les films ». Celui qui te fait fly bien plus haut que le mauvais shit que tu fumes en secret après les cours. C’était le 2 février 2006 à 17h, tu es née quelques heures après.

Pas de bol, ni pour toi, ni pour moi.

     Obnubilée par ma romance naissante, je n’ai absolument pas prêtée l’attention nécessaire à ta venue. Je ne me rappelle pas la première fois où je t’ai vu. Ca peut paraître anodin mais je sais très bien que c’est parce que j’y suis allée en dilettante, l’esprit et le cœur ailleurs. Je ne crois même pas avoir pleuré. En contre partie, tout le monde avait l’air de se foutre royal que j’eusse trouvé l’Homme de ma vie, le père de mes enfants et en plus de ça, on me le reprochait.
Les premiers mois se sont passés de la même manière. J’étais contente de te voir mais tu râlais tout le temps quand t’étais avec moi.
Je t’ai jamais vraiment détesté. J’étais jalouse. Un peu. Parfois. T’avais des tee-shirt princesse alors que j’avais jamais eu le droit d’en avoir et quand t’étais là, fallait pas faire de bruit et y’en avait que pour toi.
Pour moi t’étais rigolote, mignonne, sympa. Mais ma vie en était pas changée.


     Et puis tu as grandi. Et moi aussi. Tu m’as appelée « Tani », tu as commencé à venir trainer du côté de ma chambre, on a joué un peu. Pendant que je révisais mon bac tu m’as demandé de venir avec toi dans le jardin et je t’ai expliqué que je travaillais. Alors t’es allée chercher un gâteau et tu me l’as amené en m’expliquant que tu le faisais parce que j’étais triste de pas pouvoir venir jouer avec toi.  
On s’est construites petit à petit une relation qui n’appartient qu’à nous deux. On a pris du temps ensemble. Tu es devenue une petit fille torturée et affectueuse, ça m’a vaguement rappelé quelqu’un. Tu es venue naturellement dans mes bras quand tu avais du chagrin ou que tu voulais une histoire. J’ai terminé de t’aimer par obligation et j’ai commencé à t’aimer vraiment.  Puis ta sœur est arrivée. Et ta cousine aussi.
Je n’ai pas fait avec elles les mêmes erreurs. Tu as épongé mon immature égoïsme pour que je puisse les accueillir à bras ouverts.  Je n’ai d’yeux que pour vous. Je peux passer des journées entières à penser à vous, à parler de vous et plus encore à être avec vous.

     Mis à part la misère dans le monde et les bébés chats orphelins, vous êtes la seule raison pour laquelle je peux pleurer en plein milieu d’un déjeuner ou pendant que je prends ma douche. Comme ça, pour rien.  Si t’avais été là quand on a appris avec  ta tante que la maîtresse t’avait mis un mot sur ton carnet, ce serait toi qui serais venue nous consoler.


     Quand je pleure à cause de vous, pour me calmer, je me dis que y’a un truc immuable et éternel: je serai toujours votre tante et vous serez toujours mes bébés. Et j’en chiale de plus belle.







Je trouvais ca marrant pourtant…

Ca fait un moment que j’ai envie de me la jouer lyrique. De vous parler du soleil, de promesses, de France Gall et d’un autre monde. Mais bon, hier il s’est passé un truc lol alors…

Ca commençait pourtant bien. On décide de boire un verre entre copains. Retrouvailles pour certains: après 6 mois à se stalker les uns les autres sur facebook, il nous restait pourtant des choses à nous dire. Ca prend des pintes et des mojitos, ça fume des clopes et ça parle de cul du bon vieux temps . Je passe rapidement sur la serveuse qui nous fait allègrement remarquer que les verres ne sont pas des cendriers mais je m’attarde sur le serveur ultra sexy que je matte entre deux éclats de rire de type orgasmique. 
Deux mojitos et 180 minutes plus tard, c’est vaillamment que je décide d’aller faire un tour du côté des commodités (oui, je sais, c’est dur à croire mais moi aussi je pisse). Y’a du monde qui attend, des gonz qui se regardent en chien de faïence et des serveurs qui nous bousculent. Je comprends rapidement qu’on manque grave de PQ et que la serveuse est en quête du saint graal. Serveur sexy oblige, je me dis que mouillée pour mouillée (OH CA VA! ) , je peux aller pisser sans PQ: ça tuera pas un bébé chat.
J’entends à travers la porte une réflexion du style “ah bah y’a une courageuse qui est allée sans papier hihihhih (rire de conne)”. En sortant je réponds de la manière la plus naturelle qui soit “nan nan je suis juste allée me taper un rail”.
Et c’est sans demander mon reste que je rejoins mes compères, joyeusement attablés.

La soirée continue bon grès mal grès et au moment où le serveur ultra sexy demande à nous encaisser je décide de sortir “La-phrase-qui-restera-dans-les-annales” en répondant “Encaissez moi” avec un regard très explicite. ( Annales… Encaissez moi… PUTAIN MAIS QU’EST CE QU’ON SE MARRE ! ) Rires. Regards pleins de reproches de mon amie Clarisse qui voit les chances de revenir dans son bar fétiche s’amenuir de minutes en minutes, de coktails en coktails.

Le coup fatal sera porté par mon ami Alexis qui nous annonce qu’il vient de se faire refuser l’entrée des toilettes sous prétexte que “[sa] pote elle va sniffer dans les chiottes.” et donc que puisqu’il est de la même table et que c’est mal, il lui est interdit d’aller se soulager. Ca se marre d’abord, ça s’indigne après.
J’ai alors compris le tsunami intello affectif que j’avais déclenché chez ces pauvres gens: une cliente était venue se plaindre. Commence donc le grand balais de l’argumentation avec le personnel, au début. Et puis le petit jeu de  ” qui sera le plus con ” , vers la fin. Le serveur reçoit enfin l’interdiction de nous servir mais n’en n’est pas moins sexy et c’est non sans grands discours sur le second degrés et le service en France que nous quittâmes notre terrasse chauffée.

Plusieurs choses me traversent l’esprit comme: ” faut vraiment que je ferme ma gueule parfois ” ou encore ” y’a qu’à moi que ça arrive ce genre de trucs ” mais la conclusion la plus vraisemblable serait sans doute de dire que Desproge avait presque raison :  On peut rire de tout, mais pas avec des cons.

Love.

C.

Mark Z. , mon Dieu.

J’ai une réelle affection pour facebook.
Je vous vois venir avec vos « Nan mais attends euh c’est trop nul enfin QUID de la vie privée » et autres « Avant les gens ils parlaient  pas à un mur, ils se parlaient en face à face LOL ». Je m’abstiendrais de tout commentaire.  

C’est une histoire de love qui commence en 2007. Je me rappelle parfaitement m’inscrire sur ce qui a mis hors jeu msn et les skyblogs (Le saint Graal putain les gars!). 
Sachant que c’était ma sœur qui avait créé mon adresse msn sous le charmant pseudonyme de « misskevina76 », pour bien me faire chier (true story), m’inscrire sur facebook c’était un peu mon émancipation virtuelle, ma révolution 2.0.
Au début on se faisait un peu chier. Enfin surtout moi en fait parce que 1) c’était en anglais 2) je comprenais ni l’intêret ni le fonctionnement 3) y’avait personne . Et puis facebook est devenu ce qu’il est aujourd’hui : un putain de pokédex humain.


D’ailleurs si un jour j’obtiens un oscar de la Puterie, j’aimerai le dédier à Mark, sans qui rien n’aurait été possible.

Je suis plus facilement joignable sur facebook que sur mon téléphone. Avant une soirée, je spy les jolis garçons et parcours  leur profil à la recherche d’informations pour faciliter l’approche, dans l’espoir secret de leur parcourir autre chose à l’occas’. Je suis du genre à connaître la date d’anniversaire de ton chien si j’estime qu’elle pourra m’être un jour utile. Je n’auto-like JAMAIS un de mes posts. Je supprime régulièrement les commentaires de mes contacts si je les trouve sans intérêt. Je connais les heures et les jours de pointe du traffic. Il m’arrive de faire des captures d’écran de ce qui se passe. Je télécharge aussi les photos compromettantes, avant leur suppression. Je mets le tout dans un dossier : on ne sait jamais. Je fais des concours de gens moches ou de ceux aux pseudos péraves avec mes amis. Quand je vais mal, c’est un réconfort non négligeable. Mon mot de passe fait plus de vingt caractères. Je prends mon pied à rejoindre des groupes complètement absurdes (cf :par exemple, aussi, encore et .. Oh un ptit dernier pour la route ) 
 J’ai érigé l’humour 2.0 en art de vivre : je connais par cœur 9gag et Iwastesomuchtime (pour ne citer qu’eux). J’ai fait des groupes personalisés, pour mes différents types « d’amis ». Je me rends régulièrement compte qu’on est vendredi quand je lis des #FF sur twitter. J’ai une aversion particulière pour les gens qui se prennent pour Julian Assange sur les réseaux sociaux. Mais si je devais défendre UNE seule cause, ce serait pour la réhabilitation de megaupload. ( Rien à voir avec mes convictions. Je commence juste à me faire chier. ) Je connais par coeur les photos de ton ex et le profil de ton actuelle. J’ai calculé un jour que j’étais à 3 amis facebook de Natalia Vodianova…

Mais rassure toi mon petit chat: je ne suis si ni la première, ni la seule, ni la pire.

Anonyme asked: WHY ?!

Why quoi?

Je ne suis qu’amour…

Quand j’étais gosse je faisais régulièrement des listes ” J’aime / J’aime pas “.

C’était l’époque des stylos à paillettes, des stylos à odeurs et parfois même des stylos aux deux ( sic ). C’était l’époque des carnets pastels et des photos de stars découpées dans des magazines. Ca donnait un truc du genre:

" J’aime :  Didl ( Note de l’auteur : J’ai beaucoup changé ), regarder la télé sous une couette ^^, Charmed, mon frère, Holly Mary Combs (cf Google), ma BF, mon BF, le vendredi soir, le chocolat ;) , mon chien, l’odeur des crêpes, Orlando Bloom, courir dans l’herbe, Valentin <3 Marc <3 François <3 Tristan ( Note de l’auteur : Je n’ai pas changé )…"

" J’aime pas :  Mes parents, le dimanche soir :(, la maladie, les pédophiles, les enfoirés en général ( Pour le coup j’ai vraiment écrit ça. Mots pour mots. ), mes soeurs, Madame Machin ma prof de latin, les maths, le fait d’être pauvre ( Oui, oui ), que Mamie soit morte…"

  Forcément ça vous fait rire. En même temps c’est drôle. Mais sur le coup c’était extrêmement sérieux. Je me rappelle avoir pleuré toutes les larmes de mon corps quand j’ai su que ma fouine de frère avait lu mon carnet secret.

Le sujet n’étant pas là, je me suis redemandée récemment ce que seraient mes ” j’aime / j’aime pas ” , aujourd’hui, avec mes 20 ans bien tassés. J’ai évidemment trouvé beaucoup plus drôle de lister uniquement les choses que je n’aime pas. ( Comme dit La Fouine : « On n’sait pas dire I love » )

Extraits:

Je vomis […] les gens qui ont des principes et ceux qui n’ont pas de valeurs, les gens satisfaits, les petites gens, les bien-pensants, l’arrivisme, les “wannabe”, les kikoolols, les personnes qui disent « Moi je suis quelqu’un qui » / « Au jour d’aujourd’hui »/ « Des fois » ou encore « En vous remerciant », la médiocrité et plus encore l’insipidité, les gens qui font du bruit en mangeant, les rastafaris, les filles qui font claquer trop fort leurs talons, les végétariens, les bibliothécaires, les hypsto-bobos-gauchos-de-mon-cul, le manque d’humilité , les mamas qui font ce bruit bizarre avec leurs bouches, les fumeurs débutants et leur gestuel ridicule, les clowns, le snobisme, les gens qui commentent de manière phylosophicalement creuse les films dès qu’ils sont sortis de la salle, les mecs qui tentent d’être galants mais en vain ( Non jeune homme, le baise main n’est pas indispensable. Tu n’es pas non plus obligé de m’appeler « Miss » ), l’absence de goût, le “personnal branling, les gens qui ont des tatouages moches ( Cf : dauphins, papillons, tribaux, portraits de feu leur clébards… ), le nombrilisme, les débats stériles en commentaire des vidéos youtube, les filles qui laissent nonchalamment tomber leurs cheveux sur leurs visages ( y’a meurtre si elles rajoutent une moue ) , les gens qui mangent de la piémontaise dans le train …

Que les choses soient claires. Bordel.

Il fallait que je te le dise: t’es un lion, mon chat.

Je vous aime toi et ta crinière. 
Ta tête de merde quand on s’est rencontrés. Tes chemises à deux balles. Cette impression que j’avais que tu me détestais. Ce doute que j’ai encore que tu m’aimes bien. Tes imitations qui me font pleurer de rire. Ces refus que j”essuie quand je te demande de les faire. Ton absence de nouvelles. Tes certitudes. Tes doutes. Cette impression que j’ai d’être la seule à les connaître. Tes changements d’humeur. Tes heures perdues. Ta manière de fumer. Nos soirées. Nos lendemains de soirée. La conviction que j’ai que tu me trouves bonne. Ta pudeur que je n’ai pas. L’admiration sans borne que j’ai pour toi. Tes retournements de veste. Ta fierté d’homme. Tes insultes me font rire. Ton indépendance. Ta manière de n’appartenir à personne. Ces erreurs que tu n’avoueras jamais. Ces excuses que tu ne fais pas. J’aime quand tu défends tes amis face à mes jugements hâtifs. J’aime me demander si tu fais la même chose quand c’est moi que l’on dénigre. J’aime nos chansons. J’aime quand tu me fais découvrir ton monde. J’aime ton monde. J’aime quand tu me raconte ton enfance. J’aime ton enfance. J’aime quand tu me dis que ma mère est belle. J’aime quand tu me demandes en mariage. J’aime te répondre “Oui”. J’aime chercher ton approbation dans ton regard. J’aime te voir sur un terrain. J’aime te voir une bière à la main. J’aime quand mes bêtises ne te font pas rire. J’aime savoir que tu me connais. J’aime savoir que tu ne me le diras jamais. 
J’aime t’imaginer lire ça et j’aime ne pas savoir ce que tu en penseras.  

T&#8217;es un peu moins sexy quand tu fais un feat avec Christina et Marron 5 mais promis, Mac miller, I still love you.

T’es un peu moins sexy quand tu fais un feat avec Christina et Marron 5 mais promis, Mac miller, I still love you.